Quelles qu’en soient les raisons, les citoyens européens tendent à bouger et à s’installer davantage dans un autre Etat membre que leur pays d’origine mais leur participation à la vie démocratique de leur pays d’accueil demeure dramatiquement faible.
C’est pourquoi, le think tank Pour la Solidarité et 5 partenaires européens, ont mis sur pied le projet « Access to Rights and Civil Dialogue for ALL », co-financé par le programme de la DG justice « droits fondamentaux et citoyenneté, dont l’objectif principal a été de promouvoir la participation de ces « migrants intra-communautaires » à la vie politique et citoyenne de leur pays de résidence.
Dans le cadre de ce projet, une "Etude comparative de l'intégration politique et sociale de communauté migrantes" a été réalisée. Cette publication est une synthèse comparative des rapports nationaux rédigés par les partenaires. Chacune de ces études nationales se concentrait sur une communauté de migrants spécifique : la communauté polonaise en Belgique, la communauté portugaise en France, la communauté bulgare en Grèce, et la communauté roumaine en Italie et en Espagne.
Découvez l'étude comparative:
Version courtes:
- En Grec
Le projet a également débouché sur la création d'un Curriculum de formation, sorte de guide de bonnes pratiques à destination d'acteurs locaux et d'associations souhaitant promouvoir la citoyenneté active des migrants en Europe.
Découvez le curriculum de formation
- En Grec

Créé lors de la crise politique belge en 2011, le projet G1000, nommé ainsi par analogie au G20, a permis à des milliers de citoyens belges de s’exprimer sur des sujets de société importants tels que les négociations politiques, la sécurité sociale, le chômage, l’immigration ou la crise financière. Toujours à l’œuvre aujourd’hui, le groupe a remis récemment aux présidents des sept parlements belges, le rapport final du panel citoyen, intitulé « Comment aborder le travail et l’absence de travail dans notre société ».
Cette initiative, faisant partie des activités adoptées par la Fondation pour les Générations Futures, accompagnait, à l’époque de la crise gouvernementale, d’autres actions de citoyens révoltés contre l’impasse politique et le manque du gouvernement, telles que la manifestation « Shame », l’action virtuelle « le Camping 16 », la « révolution des frites » ou la proposition de l’acteur Benoit Poelvoorde de se faire pousser la barbe tant que la crise perdurerait.
Les citoyens européens tendent à bouger davantage à travers l’Union. La population des Etats membres en devient plus diversifiée et, d’une certaine façon, plus européenne. Cependant, la participation de ces « migrants » intra-européens à la vie locale et politique de leur pays de résidence reste dramatiquement faible.
C’est pourquoi, en relation avec l’ouverture de l’Année européenne des citoyens, Pour la Solidarité organisait, le 28 janvier prochain au Comité Economique et Social Européen, un forum sur la participation et le dialogue civil, qui a réuni une centaine d’acteurs de la société civile, dont des représentants de communautés de migrants.
L’objectif de cet évènement était non seulement d’évaluer le rôle des autorités publiques et des organismes de la société civile dans l’activation de la participation des citoyens européens, avec un accent particulier sur la participation des femmes, mais surtout de commenter et d’adopter une "Charte pour la participation des citoyens européens", partout en Europe. Les résultats du forum clôturent le projet « Access to Rights and Civil Dialogue for ALL »
Avec le développement de la citoyenneté européenne, tout citoyen européen peut participer et se présenter aux élections municipales de l’Etat membre où il/elle réside, ainsi qu’aux élections européennes. Pourtant, par manque d’information ou d’incitation, leur participation à la vie politique locale et européenne reste encore trop faible. Ce défi est au cœur du projet européen « Access to Rights & Civil Dialogue for ALL ».
Ce projet de deux ans mené par Pour la Solidarité et ses partenaires européens vise à sensibiliser les citoyen(ne)s européen(ne)s vivant dans un Etat membre autre que le leur à la question de la participation à la vie politique locale et européenne. Il a aussi pour objectif de favoriser la participation des associations de citoyen(ne)s européen(ne)s issu(e)s d’un autre Etat membre et notamment des associations de femmes à prendre part plus activement au dialogue civil dans le pays de résidence et de l’Union européenne, ainsi que de les informer sur leurs droits et l’importance de combattre toute forme de racisme et de xénophobie.